mardi 26 février 2008

PETIT HISTORIQUE D’UNE MANDATURE

Les Larmoriennes et les Larmoriens curieux de savoir ce qui s’est réellement passé au cours de la mandature qui s’achève seront certainement intéressés par la lecture de ce document…

Pour ceux et celles qui se souviennent, le rappel de la chronologie des faits leur rafraîchira peut-être la mémoire…

Alors, surtout, avant d’aller voter….LISEZ !

La Municipalité termine son mandat dans la confusion.
Cette lettre a pour objet de vous informer sur l’origine et les circonstances qui ont abouti à cet état de fait.

En mars 2001, les Larmoriens ont élu une équipe majoritaire dont l’activité couvre trois périodes bien distinctes : mars 2001 à novembre 2002 – déc. 2002 à juin 2006 – juillet 2006 à ce jour.


Première période : mars 2001 à novembre 2002, le rodage est laborieux.

L’équipe, pleine de bonne volonté, mais hétéroclite et inexpérimentée révèle rapidement des erreurs à la fois de casting et d’encadrement.
Dès les premiers mois, la première Adjointe, Maria COLAS critique, noyaute, invite des conseillers de la majorité à des réunions discrètes à son domicile, aspirant sans doute être calife à la place du calife et en juin 2002 adresse au maire un courrier très contestataire, qu’elle cosigne avec 12 conseillers ...

Peu de temps après, une première lettre anonyme ( !) est déposée dans les boîtes des conseillers de la majorité. Une deuxième lettre anonyme suivra 2 semaines plus tard.

En octobre 2002, le maire retire les délégations d’adjointe de Mme Colas. Le jour même, Brigitte Melin , 5° adjointe, demande au Maire de la faire nommer 1° adjointe. Cette demande est vite balayée d’un revers de main.

L’Adjointe aux finances, Danielle HIBLOT, se trouve dès 2002 débordée ; elle démissionne le 14 novembre 2002 en écrivant au Maire : « Devant un manque de communication, les conditions d’exercice de mon mandat sont devenues inacceptables. Je suis mise devant des faits accomplis ; il n’y a plus aucune consultation, .... J’ai la très nette impression que vous ne vous rendez pas compte de la situation. J’ai eu plusieurs entretiens avec vous à ce sujet, mais vous ne semblez pas vouloir entendre... ».

Deuxième période : décembre 2002 à mai 2006, le turbo est mis !

Avec le remaniement du bureau municipal le rythme est trouvé ; les compétences s’expriment, mais sans leader à la tête de la mairie, dans une sorte d’autogestion des adjoints.

Sous l’impulsion de ces derniers, les investissements augmentent, les projets s’étoffent, la programmation et la stratégie sont précisées. Les adjoints se mettent tous au service de la collectivité et lancent les projets prévus au programme de la mandature dont le maire n’a dailleurs pas écrit une ligne : aménagement des équipements sportifs (tennis, stade A. Cheval, salle Ar Ménez) des bâtiments administratifs (rez-de-chaussée de la Mairie, Office du Tourisme, bureau Police Municipale, Salle des Fêtes et Salle du Conseil) travaux de voirie (parkings, avenue des 4 Frères Le Roy Quéret, avenue Le Guen, etc...) , fleurissement, initiation de la démarche station balnéaire, lancement du Plan Local d’Urbanisme, acquisition des terrains du plateau du Ménez à vocation publique (Sport, culture, social et scolaire)et sur le plan social, lancement de la Maison de l’Enfance, d’une nouvelle Unité de Vie (domicile collectif pour personnes âgées)...

La solidarité entre les adjoints est manifeste et la loyauté à l’égard du Maire reste intacte ; cependant, l’ambiance se tend progressivement. Sa méconnaissance, voire son absence, des dossiers, son expression publique maladroite… agacent, pénalisent l’action et mettent en porte à faux les adjoints, qui se plaignent, d’abord individuellement, puis collectivement, des carences du maire, en particulier dans la défense des dossiers qui devraient normalement lui incomber.
Hélas, le Maire se révèle incapable de s’améliorer.


Le fossé se creuse petit à petit entre Maire et Adjoints.
Jean-Ch. Le Bihan démissionne de son poste en disant au maire que c’est lui qui devrait envisager de démissionner.
Début 2006, deux adjoints, C Brégeon et G. Mercy demandent au Maire ses intentions à l’échéance du mandat. La réponse est, en substance, « Vous verrez bien ! ».

La communication est rompue et pourtant... le budget 2006 est bel et bien présenté et voté. Les deux marchés importants, Maison de l’Enfance, Avenue Le Guen, sont conclus.

Lors de la réunion du bureau municipal du 28 avril, les 6 Adjoints et les deux Conseillers délégués, unanimes, s’expriment et disent au Maire:
« Cette situation de blocage ne peut durer... pour en sortir, la solution semble être de changer de pilote rapidement. En douceur, si tu prends l’initiative d’un retrait que les uns et les autres tenteront de rendre le plus aisé possible avec une reconnaissance publique pour ton action durant ces 5 dernières années. Personne n’aspire au traitement conflictuel... ».
Cette demande reste sans commentaire ni réponse durant 3 semaines.

Le groupe « Majorité », lors de ses réunions des 17 et 23 mai, vote alors, sans ambiguïté l’apaisement avec un message clair : le Maire doit rester, les Adjoints (tous les adjoints) aussi.

Gilles Balanger présentait pourtant sa démission ; Gérard Mercy en manifestait l’intention.
A ce moment là, le Maire peut encore stopper l’érosion, choisir l’apaisement et classer sans suite les démissions exprimées ; c’était sans compter avec le retour de Mme COLAS qui demande alors la tête d’Yves DAVID pour prix de son soutien.

Le Maire opte alors pour la stratégie du pire et convertit la volonté générale d’apaisement en exclusion d’Yves DAVID.
Guylaine COENT et Claude BREGEON cherchent à l’en dissuader en mettant dans la balance leurs propres démissions.
Le Maire ne les entend pas, il suspend les délégations à Y. DAVID le 12 juin ; G. COENT et C. BREGEON démissionnent le 16. Par ce fait il rend aussi définitives les démissions de J.C. LE BIHAN et G. MERCY.



Troisième période : Juillet 2006 à ce jour, une fin de mandat confuse et peu glorieuse.

B. MELIN est promue 1ère adjointe, D. HIBLOT revient aux finances, A. GUILLEROT et J.P. NICOLAS sont aux sports S. SPENCE et M.N. BRUNERY sont aux affaires sociales. Maria COLAS, à nouveau présente, se positionne discrètement.
Le Maire désormais livré à lui-même semble vouloir s’affirmer. Il se distingue personnellement dans la triste éviction d’un SDF largement commentée par les médias ; il reprend seul le suivi du chantier « maison de l’enfance » avec des adaptations contestées (passerelle, reprise du sol) ou encore assure seul le pilotage du P.L.U. qui, dès lors, s’enlise.

Enfin les opérations prévues sont reportées ( création d’un accueil de jour pour personnes âgées au foyer résidence du Phare) ou annulées ( tribunes du stade A.Cheval).
Le Maire accumule les maladresses et s’empêtre le plus souvent dans des promesses imprécises, des petits ou des gros mensonges.



C’est une triste fin de mandat marqué par le retour sur le devant de la scène de Maria COLAS qui se présente aux élections législatives des 10 et 17 juin 07 comme seule candidate officielle UMP, passe le 1er tour et chute au second (en perdant à Larmor 25%des voix qui s’étaient portées sur SARKOZY et cela malgré l’appui du Maire !)

A l’été 2007, il annonce qu’il se représente…depuis peu, on a appris qu’il accueillait dans sa liste….qui ? Madame Colas !


Au total, V. TONNERRE, ce piètre manager, a réalisé une triste performance :

il a écarté sans ménagement ni explications ses 2 premiers adjoints
et usé les autres en obtenant 7 démissions d’adjoints et conseillers délégués.

Aucun maire dans le pays de Lorient n’a fait aussi « bien » !!!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Impréparation,maintes promesses non tenues, pouvoir personnel, opacité,contradictions récurrentes,amateurisme,humeur changeante et finalement perte de crédibilité assez rapide.
Monsieur Tonnerre est donc bien Sarkozyste.

Prax